الأربعاء، 31 أغسطس، 2011

Pensée opératoire

En psychanalyse et pour Pierre Marty qui en a fondé les bases du concept, la pensée opératoire désigne une modalité de fonctionnement mental qui repose sur l'absence de symbolisation (mentalisation) et qui peut se traduire par des symptômes psychosomatiques à différencier de ceux de l'hystérie. Cette notion a été présentée en 1962 au Congrès des psychanalystes de langues romanes de Barcelone par Michel de M'Uzan et Pierre Marty de l'École de psychosomatique de Paris (IPSO), pour désigner une organisation psychique se manifestant aussi par un discours factuel, à la raison, d'où tout travail du fantasme est exclu.
Les patients mobilisant une pensée opératoire ont des difficultés à mobiliser et exprimer leurs affects, à élaborer les conflits ou à les refouler. Ils se focalisent sur les symptômes de leurs corps, évoquent peu leurs sentiments. Le contact avec eux est neutre, on parle de « relation blanche » ; les patients ne trouvent pas de mots adaptés pour exprimer leurs émotions.
La pensée opératoire est donc un concept renvoyant à une constellation de signes comme :
  • L'incapacité à mettre les émotions en mots
  • Un discours dépourvu d'émotions
  • Des difficultés à associer événements vécus et émotions en rapport
  • Un discours « factuel », collé à la réalité
  • Des difficultés de verbalisation et/ou à communiquer
  • Une relation blanche
  • Des défauts de mentalisation
  • Une pauvreté de la vie fantasmatique
  • La priorité accordée à l'action
  • "La "fluidité" psychique, le préconscient, l'inconscient refoulé sont peu opérants au point de mettre le corps en première ligne devant les secousses émotionnelles et affectives" (Gérard Pirlot,2009, Psychanalyse des addictions Armand Colin, Paris)
  • Bibliographie
 Pierre Marty 2004  La psychosomatique de l'adulte, Ed PUF - Que sais-je ? 
Pierre Marty 1998 Les Mouvements individuels de vie et de mort, Ed. Payot.

XXXIIIe Congrès des Psychanalystes de Langues Romanes

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